À Asnières-sur-Seine, entre le quartier du Bac et la rue des Bourguignons, le projet s’inscrit dans une démarche de couture urbaine, où la transformation du déjà-là devient le support d’une densification maîtrisée.
Par la division de la parcelle et la réactivation d’un ancien entrepôt, l’opération compose avec l’existant pour générer une nouvelle figure d’angle : deux maisons de ville imbriquées, dialoguant avec les gabarits environnants et les prescriptions réglementaires. Le projet ne cherche pas à s’imposer, mais à prolonger une logique urbaine, en réinterprétant ses codes.
L’écriture architecturale s’appuie sur une matérialité familière — brique et zinc — mise en tension par un travail sur les pentes et les émergences. Les toitures deviennent des dispositifs actifs, participant à la fois à l’insertion volumétrique et à la qualité des espaces intérieurs.
Contraint par une orientation Est/Nord, le projet développe une stratégie de captation de la lumière. De larges ouvertures, prolongés par des fenêtres de toit, permettent d’amener une lumière diffuse et évolutive, révélant la profondeur des espaces et accompagnant les usages au fil de la journée.
Les deux entités, développées sur quatre niveaux et ancrées par un socle en sous-sol, proposent une superposition de séquences domestiques. Chaque niveau s’articule autour de prolongements extérieurs, pensés comme des pièces à part entière : jardin, balcon, terrasse deviennent autant de seuils entre intérieur et ville.
La maison d’angle affirme cette relation en offrant une stratification d’espaces ouverts, tandis que la seconde maison détourne le programme domestique pour accueillir des espaces de travail. Elle devient un lieu hybride, où production architecturale et contexte urbain se rencontrent, inscrivant les agences dans une proximité directe avec leur territoire d’action.
Ainsi, le projet explore une forme d’intensité urbaine douce, où densité, usage et lumière s’équilibrent dans une écriture à la fois contextuelle et contemporaine.